De l'eau coule sous les ponts
engendrant vagues et moissons
faisant naitre, un remus, une secousse
où les herbes folles, sur les rives, poussent
un pont tantot aussi dur que la pierre,
tantot aussi décomposé que la terre
Mais jamais l'eau ne s'arrête,
tant que le pont résistera
puis, un jour ne sera que miette
quand, l'eau de s'en aller décidera
De l'eau a coulé sous mon pont,
Mais des herbes folles s'accrochent encore
aux rivages, aux racines, à ce qui leur semble bon
mais tout ce qu'elles touchent ne deviennent pas de l'or
et cette pauvre terre ne sait qu'en faire
partager entre les pleurer ou les faire taire
et un jour, sans s'en apercevoir
les mauvaises herbes s'en iront
La transparence remplacera alors le noir
et l'eau qui jadis, n'était que violence
retrouvera la douceur de sa paisible enfance
écrit par sok1ne